Photographe : Roger Plaschy
Le corps proposé dans cet ouvrage n’est pas la représentation d’un corps aux contours arrêtés. Il dessine la trace d’un mouvement qui se fait « au-delà » d’une seule image, celle de la personnalité du danseur.
Le propos de cette recherche est l’expression poétique d’une mémoire corporelle qui appartient à tous, un éveil potentiel qui nous relie à ce « Tout » de ce que nous sommes. Et si « le corps et l’âme ne sont qu’une seule et même chose » selon Spinoza, danser se révèle et se révèlera encore le moyen expressif le plus complet et le plus ludique d’un vécu de l’être dans sa totalité. Tant qu’il est en vie, l’humain peut toujours danser, pour son plus grand bonheur, pour son plus grand plaisir.
La danse devait, en effet, figurer en bonne place pour lutter contre certaines causes de souffrance psychologique, contre la sédentarité et le mal-être qui en découle. Sans doute possédait-elle le potentiel de vivre et d’explorer la relation entre « l’être et le corps ». Elle ne soigne pas seulement le corps mais aussi l’esprit.
C’est la raison pour laquelle la thématique de cet ouvrage ne se résume pas à la représentation de ce qui est décrit habituellement comme étant « la danse », souvent limitée au ballet ou à la production chorégraphique. Il puise son essence dans les propres questions de l’auteur sur la danse comme métaphore de la vie.
Trois parties composent l’ouvrage :
Le rapport au corps, l’oubli du corps ou l’excès du corps, sans doute une réalité sociale Prendre corps dans un corps ou l’être en corps ….
La trace d’un corps dansant, c’est-à-dire un chemin libéré de la contrainte ou de la compétition, la découverte d’un quelque chose qui se vit au-delà de « l’esprit de
pesanteur » |